Définition de ACCOLER

DÉFINITIONS - HISTORIQUE - ÉTYMOLOGIE -

Prononciation : a-ko-lé

DÉFINITIONS

1
Embrasser en jetant les bras autour du cou.
.... Lors, se tournant vers moi, M'accole à tour de bras...
2
Accoler la cuisse, la botte à quelqu'un, lui embrasser la cuisse, la botte, ce qui était une marque de grande soumission et d'infériorité.
3
Accoler la vigne, l'échalasser.
4
Réunir par une accolade. Accoler deux ou plusieurs articles dans un compte.
5
Sémantique : Fig. Faire figurer ensemble. Il accola ces deux hommes, ces deux noms dans son discours.
6
S'accoler, Nature : v. réfl. Se donner l'accolade
7
S'embrasser, s'unir, en parlant de la vigne, du houblon, etc.

HISTORIQUE

1
XIIe s.
Et vous avez, par Dieu, meilleur envie D'un bel valet baiser et accoler
de QUESNES dans Romanc. p. 108
Et doucement les a touz acolez
dans Ronc. 202
2
XIIIe s.
Ensanle [ensemble] dorment doucement, Acolé sont estroitement
dans Fl. et Bl. 2597
Assez fu Buiemons baisié et acollé
dans Ch. d'Ant. III, 477
Briefment, tuit clerc fors escoler Vuelent avarisce acoler
de RUTEBEUF dans 222
Charles Martiaus meïsmes court son fil [fils] acoler
dans Berte, 3
3
XVe s.
Si les festa liement et baisa et accola chacun de grant coeur
Lors j'accolle mon oreille et crie : Merci amours....
de Charles D'ORLÉANS dans Bal. 12
Dieu a les bras ouverts pour t'acoler, Prest d'oublier ta vie pecheresse
de Charles D'ORLÉANS dans Complainte de la France.
4
XVIe s.
C'est le saint nom du pape qui accolle Les chiens d'enfer, s'il lui plaist, d'une estolle
de Clément MAROT dans I, 257
Lors accollant chauldement son mari....
de Michel de MONTAIGNE dans III, 119
Ils estoient joints face à face et comme si un plus petit enfant en vouloit accoller un plus grandelet
de Michel de MONTAIGNE dans III, 136
Le lierre corrompt et ruine la paroi qu'il accole
de Michel de MONTAIGNE dans IV, 151

ÉTYMOLOGIE

1
À et col. D'après Palsgrave, p. 23, on prononçait les deux c.

Synonymes de ACCOLER

Termes proches de ACCOLER