Définition de ACCUSATION

DÉFINITIONS - HISTORIQUE - ÉTYMOLOGIE -

Prononciation : a-ku-za-sion ; en poésie, de cinq syllabes

DÉFINITIONS

1
Action en justice par laquelle on accuse quelqu'un. Les chefs d'accusation. Accusation d'empoisonnement. Intenter une accusation contre quelqu'un. Dresser une accusation. Par son éloquence, l'avocat ruina l'accusation. Il se lava de l'accusation de péculat. Il défendit aux tribunaux d'admettre les accusations de fourberie.
L'accusation qu'il suscita contre cet ecclésiastique
2
Toute espèce de reproche, d'imputation. Ne prêtons pas l'oreille aux accusations. Il fut indisposé contre moi par des accusations mal fondées.
Former des accusations contre quelqu'un
3
Au sens passif, l'accusation de quelqu'un, l'accusation dont il est l'objet. Encore que ses accusations soient incessamment aux oreilles de V.
M....
de Paul PELLISSON dans II, 161
4
Action de révéler, de confesser.
Nous entendons tous les jours des pécheurs qui mêlent à l'accusation de leurs fautes les maximes du siècle et le langage des passions
de Jean-Baptiste MASSILLON dans Carême, Confession.

HISTORIQUE

1
XIIIe s.
Verités est que toutes accusations de foy, à savoir mon qui croit bien en le [la] foy et qui non, la conoissance en appartient à sainte Eglise
de Philippe de BEAUMANOIR dans II, 2
2
XVIe s.
Le peuple ayant mis en justice d'accusation capitale ses capitaines
de Michel de MONTAIGNE dans I, 3

ÉTYMOLOGIE

1
Provenç. accusation ; espagn. acusacion ; ital. accusazione ; de accusatio, de accusare, accuser. Dans l'ancien français, on ne se servait guère que d'accusement dont les exemples abondent. Accusement a été employé jusque dans le XVIe s.
: Le riche dessous toy ne craint point que son bien Par faux accusement ne demeure plus sien
de Pierre de RONSARD dans 857

Synonymes de ACCUSATION

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